Deadend Rasputin

Jeune peintre autodidacte, Deadend va développer un goût pour les arts visuels très jeune. Suite à sa rencontre avec AM1 il va mettre de côté le dessin pour se consacrer uniquement à la peinture.

Au fil des années son style va évoluer, utilisant une vision de la
composition et de la gestuelle proche du mouvement brutaliste et de la scène post-seconde guerre, il va exacerber le côté onirique et acerbe de ses toiles pour créer des fresques irréelles servant de décor aux problématiques du quotidien.

Comme ses modèles référents ( Bacon, Guston, Chagall ), il va peu à peu se concentrer sur la jeunesse de son époque pour parler de leurs tentatives d’appréhender les phénomènes sociaux contemporains et la façon dont ils se répercutent sur eux, notamment au niveau psychique, et parler de la condition mentale, un sujet qui selon lui n’est pas considéré comme une priorité en France.

Am1 Jeune​

Après 1 an d’expérimentations à la Défense, débutant par le photocollage et un premier shooting #tOtem, AM1 s’installe dans un atelier improvisé à Ivry-sur-Seine où il commence à peindre avec son acolyte DEADEND.

Les thèmes souvent évoqués dans ses œuvres sont : la mort, la précarité, le sexe, la drogue, le risque, l’argent, la jeunesse, la maladie mentale, le malaise sociale, l’amour, le temps, la spiritualité.

« Tous ces thèmes que j'affectionne touchent ma jeunesse au sein d'un même environnement dans lequel nous, les jeunes, évoluons tous, mais suivant des conditions et des trajectoires différentes.
Je suis avant tout fier d'être encore et toujours jeune, et c'est ce droit de la jeunesse à la rébellion, au contresens qui me fascine et me pousse à peindre »

Le collectif AOKIGAHARA

Le collectif AOKIGAHARA rassemble 5 membres de jeunes artistes de la scène émergente parisienne qui partagent une sensibilité commune à l’art sous diverses formes. L’un des principaux manifestes du collectif repose sur le fait que l’art est avant tout un moyen de véhiculer un message au travers de médias en accord avec la sensibilité de l’artiste.

La peinture, la musique, le cinéma, l’écriture sont régi et délimité par leurs codes respectifs, permettant d’atteindre le spectateur selon sa sensibilité, ce qui diférencie réellement deux œuvres d’art c’est la pensée exprimée au travers. Suivant ce principe, la partie musicale du collectif est intrinsèquement liée au domaine visuel, chaque artiste du collectif a sa propre façon d’appréhender le monde dans lequel il évolue et l’exprime de façon unique, avec ses propres références et réfexion pour alimenter le questionnement qui se retrouve dans son travail.

Le collectif résulte de cette amitié, permettant de faire cohabiter ses diférentes visions et formes d’expression pour créer une émulsion artistique bénéfque à chacun de ses membres.

Ainsi au travers de discussion et d’un regard critique et constructif, le travail de chacun est alimenté par une approche diférente qui se veut avant tout objective, laissant place au libre arbitre de l’artiste. Cette volonté de se rassembler et d’adhérer à un espace artistique qui leur est propre, en vivant des expériences communes sur des sujets sociétaux laissés à l’abandon, leur a permis de rejoindre une nouvelle scène totalement indépendante, agissant avec ses propres codes et façon de penser, libéré de tout carcan inclusif des systèmes classiques forgés par les écoles.

Le fait qu’il soit tous autodidacte résulte de leurs volontés de s’émanciper de ces systèmes et d’évoluer selon les codes de la scène alternative, sans jamais se fermer aux rencontres et aux dialogues, ils ont envie de s’exprimer au travers de lieux et de personnes apte à comprendre leurs message, sans aucune censure.