INSPIRATION

Hang’Art Africa porte une ambition démesurée, et l’assume : faire tomber les frontières du monde de l’art et bousculer un marché qui décide encore, trop souvent, quelles œuvres méritent d’exister.
Nous travaillons avec les artistes avec qui nous vibrons, ceux dont le geste résonne avec le nôtre, où qu’ils soient. Et nous défendons avec ferveur les artistes noirs que ce marché sous-estime, sous-paie, sous-expose, ceux dont le talent crève la toile mais que les circuits établis préfèrent garder dans l’ombre.
Nous croyons à un art brut, frondeur, qui ne s’excuse de rien. Un art qui naît dans la marge et en fait sa matière, qui transforme la rage en geste et la beauté en arme. Une création qui ne cherche pas à plaire mais à dire, à secouer, à laisser une empreinte. L’art ne nous sert pas à décorer le monde, il nous sert à le tenir debout, à le défier, à le réinventer.
C’est ce qui nous fait avancer.
Déplacer les lignes, élargir le champ du possible, tracer des routes là où il n’y avait que des murs.

D'où nous venons...

La créatrice de HANG’ART Africa, Céline Fatoux Hagoye, est issue de la diaspora burundaise-rwandaise. Née d’une mère belge et d’un père burundais-rwandais, elle a été adoptée en France où elle a grandi, tout en gardant un lien permanent avec ses origines.

Son parcours de résilience personnelle évolue en phase avec celui du Rwanda. Déchiré hier, le pays tient son destin en main et est devenu une plaque tournante incontournable, qui attire une diaspora africaine connectée et créative qui s’identifie à son succès. Le développement professionnel ambivalent de Céline Fatoux Hagoye l’a amenée à une activité créative de production audiovisuelle dans deux domaines distincts: l’art contemporain et la science.
C’est dans toute l’Afrique qu’elle décide de puiser sa source d’inspiration pour défendre une vision artistique alternative et arborescente, pour sortir d’écosystèmes étroits et cloisonnés, pour développer un incubateur et un espace d’expression innovant. Créatif.

« La théorie du «retour» n’est pas seulement un concept idéologique, qui s’arrête aux frontières du Ghana, c’est une réalité continentale qui prend forme et se réalise également à travers un pôle artistique nomade et alternatif comme Hang’Art Africa. » CFH

 

Photo. Céline Fatoux Hagoye

Franck Fanny

Architecte d'idées

« Il y a quelques années, lorsque j’ai rencontré Franck Fanny sur un tournage et que j’ai découvert son travail artistique, j’ai été longtemps obsédée par l’idée de faire un film sur cet artiste, sa personnalité, son univers. J’ai été fasciné par cette force brute créative aux multiples facettes. Ingénieur, homme d’affaires, producteur audiovisuel et artiste viscéral, le tout en un seul homme. Son travail photographique m’a ouvert une porte vers une dimension que je soupçonnais mais que je n’avais jamais vue auparavant.

Son talent est unanime, il a exposé dans des lieux célèbres, reçu des récompenses, mais il me paraissait à l’étroit dans ce monde codifié, charté et hiérarchisé de l’art contemporain. Ses œuvres ne correspondaient à aucune norme, à aucune étiquette ou à aucune case dans laquelle on essayait de les mettre. Nous avons discuté pendant des heures d’un moyen de laisser ses œuvres s’exprimer dans toute leur intensité et leur authenticité, sans être réduites par un environnement conformiste.Plutôt que de vouloir révolutionner un ordre établi, la solution était d’inventer un autre espace, parallèle, alternatif, avant-gardiste dont le seul but serait de sublimer l’expression artistique, où l’art indomptable resterait libre et où l’artiste ne serait pas un outil, mais l’essentiel: HANG’ART Africa.

Franck Fanny nous a quittés pour rejoindre nos ancêtres le 2 juillet 2021, qu’il repose en paix. Les lumières ne meurent pas. « 

Céline Fatoux Hagoye

Fondatrice de HANG'ART Africa